Neuralink : la puce cérébrale accélère et redonne la parole

Contrôler un ordinateur par la pensée n’est plus de la science-fiction. En 2026, Neuralink, l’entreprise d’Elon Musk, franchit un cap symbolique : sa 26ᵉ personne implantée, contre une vingtaine seulement en début d’année. Le rythme s’accélère nettement.

L’entreprise développe une interface cerveau-machine : une puce implantée dans le crâne, reliée au cortex par de fins fils d’électrodes, qui traduit l’activité neuronale en commandes numériques. L’objectif : rendre de l’autonomie aux personnes paralysées.

Les essais se déploient désormais à l’international, au-delà des États-Unis : les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et le Canada accueillent des études cliniques. Sept patients étaient déjà enrôlés dans l’étude britannique en mai 2026.

Deux programmes structurent la recherche. L’étude PRIME cible les personnes tétraplégiques — à la suite d’une lésion médullaire ou d’une SLA — pour piloter ordinateurs et bras robotisés par la pensée. L’étude VOICE, elle, vise à décoder les mots à partir de l’activité cérébrale, pour redonner la parole à ceux qui l’ont perdue.

Neuralink a par ailleurs obtenu de la FDA américaine le statut de « dispositif révolutionnaire » pour sa technologie de restauration de la parole et pour son projet Blindsight, destiné à restaurer une forme de vision. Une deuxième génération de l’implant, aux électrodes revues, est attendue.

L’espoir est immense, mais la prudence s’impose. Sécurité à long terme, fiabilité et surtout confidentialité des données cérébrales — la « vie privée mentale » — soulèvent des questions éthiques inédites. En 2026, l’interface cerveau-machine cesse d’être une promesse pour devenir une réalité clinique encadrée.


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