Robotaxis : Waymo accélère, Tesla se lance dans la course

La voiture sans chauffeur n’est plus une expérience de laboratoire : en 2026, elle transporte des passagers payants, chaque jour, dans des dizaines de villes. Le robotaxi est officiellement entré dans la vie réelle.

Waymo, la filiale d’Alphabet (Google), domine largement. L’entreprise opère dans onze agglomérations américaines, avec environ 3 000 véhicules assurant près de 500 000 trajets payants par semaine — soit près de 4 millions de kilomètres parcourus de façon autonome chaque semaine. Miami est devenue sa sixième grande ville commerciale.

Et l’expansion s’accélère : San Diego, Las Vegas, Tampa et Denver rejoignent la liste, d’abord réservées aux employés d’Alphabet avant l’ouverture au grand public. Waymo lorgne aussi l’international, avec Londres et Tokyo comme premières cibles hors des États-Unis.

Face à ce leader, Tesla passe enfin à l’action. La marque a lancé un service Robotaxi « sans supervision » à Houston et Dallas, et Elon Musk promet une couverture nationale d’ici la fin 2026. Une ambition à tempérer : Tesla a souvent repoussé ses échéances en matière de conduite autonome.

Deux philosophies s’opposent. Waymo mise sur une panoplie de capteurs sophistiqués — lidar, radars, caméras — et un déploiement prudent, ville par ville. Tesla parie sur la caméra seule et un logiciel qui s’améliore à grande échelle, pour un coût unitaire plus faible.

Pour le grand public, la question n’est plus « si » mais « quand » et « où ». La sécurité, la réglementation et l’acceptation sociale restent des freins réels. Mais en 2026, le robotaxi est bel et bien passé du prototype au service commercial — et la course entre géants ne fait que commencer.


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