Le rêve du robot humanoïde à usage général se rapproche de la réalité. Tesla a franchi une étape clé avec Optimus Gen 3, sa troisième génération de robot humanoïde, qui entre cet été en production à faible volume dans son usine de Fremont.
Cette version 3 est résolument orientée vers la production réelle. Elle embarque des mains dotées de 22 degrés de liberté — une articulation qui se rapproche de la dextérité humaine et permet de manipuler des objets variés avec finesse. À cela s’ajoutent la puce maison AI5 et l’assistant vocal Grok, qui doit permettre au robot de comprendre et d’exécuter des instructions en langage naturel.
L’ambition d’Elon Musk est claire et souvent répétée : faire descendre le coût unitaire d’Optimus sous la barre des 20 000 dollars. À ce prix, le robot humanoïde cesserait d’être un équipement de luxe pour devenir, selon ses mots, une véritable « marchandise de main-d’œuvre générale ». Un basculement économique qui pourrait transformer des pans entiers de l’industrie.
Les chiffres avancés donnent le vertige : Tesla revendique une production cumulée dépassant les 50 000 unités. Même si ces robots restent majoritairement déployés en interne pour l’instant, l’échelle atteinte marque un tournant industriel.
Bien sûr, la prudence reste de mise. Un robot capable de marcher et de saisir des objets en environnement contrôlé n’est pas encore un assistant polyvalent capable de gérer l’imprévu d’une maison ou d’un chantier. Le chemin vers l’autonomie complète reste long.
Mais la trajectoire est lancée. Goldman Sachs estime que le marché des robots humanoïdes atteindra 38 milliards de dollars d’ici 2035, et considère 2025-2026 comme la période charnière du passage du prototype à la commercialisation. Avec Optimus Gen 3, Tesla ne construit pas seulement un robot : il pose les fondations d’une nouvelle industrie.




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